En ce 21 avril dernier… Trop contents de profiter du beau temps, nous voilà partis au Cap Sizun. Après 1 heure de route, après avoir contourné Douarnenez nous voilà à l’entrée du Cap.

La première Chapelle se trouve dans les terres, sur la paroisse de Poullan-sur-Mer. Nous sommes heureux de faire sa découverte !


Elle est magnifique, dans son écrin de verdure...

... et sa rivière qui coule aux pieds d’une jolie fontaine et d’un superbe calvaire-chair dont la fonction principale est d’accueillir l’officiant lors de son sermon.




Un pupitre en pierre est en bonne place !


Nous voici donc devant la Chapelle ND de Kerinec, édifiée au XIIIème siècle, son clocher est du XVIIIème.


Dommage, la Chapelle est fermée et nous ne pouvons donc pas admirer son chevet, cette partie qui se trouve derrière l’autel, ni son chœur « avec ses piles cantonnées de colonnettes supportant des arcades en plein cintre très moulurées », qui est la partie la plus ancienne. La sacristie a été ajoutée à la fin du XIXème siècle, son style est effectivement différent.



Nous admirons et faisons le tour...


Nous reprenons la route et nous nous arrêtons à Confort-Meilars… une localité qui possède un patrimoine religieux remarquable entre son église édifiée en 1528 et son calvaire construit au XVIème.

Voici l’église ND et l’originalité qu’elle renferme...

Il y a en effet dans le chœur une roue à Carillons ! Je vous propose de retourner voir l’article que j’avais fait sur le sujet. C’est ICI (clic)… Vous y découvrirez la légende de la construction de l’église ainsi que l’histoire du calvaire et de la roue aux 12 carillons. Instrument d’origine bretonne, la roue est appelée « roue de guérison », « roue de fortune » ou « roue de gloire », c’est selon. Elle était utilisée aux baptêmes, mariages et pardons.

Bien sûr, nous ne résistons pas au plaisir de la faire tourner pour entendre les sons des 12 clochettes, allant du Do au Do supérieur. Sur la photo ci-dessous, voici l'histoire qui s’y rattache et qui parle de la guérison d’un enfant…
Image du Net (clic)

Après avoir fait le tour de l’édifice et de ses statues, nous poursuivons notre route...





Nous voilà maintenant sur la route qui longe Audierne et la Baie du même nom, et qui descend vers le Sud en direction de Pont-l’Abbé. Une échappée belle de quelques heures avant de retrouver le Cap Sizun un peu plus tard. Nous voulons revoir les Tulipes de la Torche ! Ces grands champs de fleurs qui, au printemps, prennent des couleurs variées et diffusent des parfums odorants. Ce n’est que le début de la saison et nous ne voyons que quelques champs colorés que nous arpentons toutefois avec plaisir !


Il y a quelques années, nous y avions retrouvé l’aminaute « Channig » que beaucoup connaissent ! A cette occasion j’avais fait un article bien sûr, qui racontait et raconte encore l’histoire de ces tulipes du Finistère Sud ! N’hésitez pas à aller voir (clic), c’est intéressant et magnifique !

Mais l’heure tourne et nous n'avons pas encore tout vu ! Nous voulons absolument revoir la petite Chapelle du They dans son enclos construit en 1660… celle qui se trouve sur la falaise de la Pointe du Van (clic), que je vous ai montrée dernièrement…




Eh bien, surprise, surprise… la Chapelle du XVIIème est ouverte !! Je vais donc pouvoir vous la montrer cette fois-ci… Comme quoi, il faut toujours persévérer ! A l’intérieur, le maître-autel a été exécuté en 1632 par un artisan de Quimper, ainsi que les retables.

Des ex-voto marins y sont exposés également. Deux autels du XVIIIème sont là, ainsi qu’une chair à prêcher et une poutre de gloire.
La Chapelle a été rénovée dernièrement, elle est magnifique !


Avant de rentrer, il nous reste maintenant à revoir la côte Nord du Cap Sizun. Voici l’Océan du haut des falaises de Beuzec-Cap-Sizun, une commune où il doit faire bon vivre. Le soleil ne montre pas de signe de fatigue, il est encore au beau fixe et, après avoir marché sur le chemin qui mène à la maison-phare du Millier, où l’aminaute « Channig » a passé toute son enfance, nous nous asseyons sur des rochers pour profiter de l’instant.


La mer scintille et les petits oiseaux gazouillent.


Elle n’est pas belle la vie ?
Claire-Cerise
