Virée été 2016
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Suite Art.1124
Toujours le 16 juillet, nous voici devant le château de Tarascon que nous allons visiter de ce pas.
Édifié dans la première moitié du XVème siècle par les princes d’Anjou, comtes de Provence, il est l’une des plus belles forteresses de France et d’Europe, de style Gothique et Renaissance ! Nous voici à ses pieds et ses 45 mètres de hauteur nous impressionnent.
Il se trouve à l’entrée de la ville à l’intersection des voies terrestres et fluviales qui relient la Provence au Languedoc et domine le paysage au Nord d’Arles. Il assume donc le rôle de sentinelle monumentale et contrôle la frontière politique du Rhône jusqu’en 1481.
Le roi René Ier (1434-1480), héritier du comté de Provence, prend possession du château. Il porte les titres prestigieux de roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem, duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence et de Forcalquier. À chacun de ses nombreux séjours, il en fait un lieu de rencontre, de fête et de prestige.
Mais le château a aussi son côté sombre puisqu’il sert dès le début de lieu de détention.
En 1480, un prisonnier catalan, partisan du roi d’Aragon, ennemi du roi René Ier, y est enfermé. Il va graver dans deux cachots, des graffiti exceptionnels de bateaux de guerre, de commerce, des motifs religieux et profanes.
La fonction carcérale du château sera accentuée entre 1642 et 1926. Tour à tour, le site est utilisé comme prison, maison d’arrêt et de correction. Les salles sont alors transformées en cachots collectifs ou individuels.
Sous la Révolution française, les partisans de Robespierre y sont exécutés en 1795. De cette histoire, subsistent des centaines de graffiti gravés par des soldats espagnols, des marins britanniques et hollandais, témoins des guerres euro-méditerranéennes des XVIIe et XVIIIe siècles.
Nous voici sur sa terrasse qui offre une vue imprenable sur le fleuve, la plaine, les Alpilles et la Montagnette. De l’autre côté du Rhône, nous voyons le château de Beaucaire que nous venons de quitter.
De l’autre côté du Rhône, nous voyons le château de Beaucaire que nous venons de quitter.
Je ne m’approche pas du bord, JF faisant cela très bien mais, je profite de l’endroit quand-même car, se promener ainsi sur le toit d’un château chargé d’Histoire, n’est pas fréquent.
Après en avoir fait le tour, nous visitons sa chapelle édifiée par le Bon roi René Ier qui aura fait de sa cour un lieu de culture en s’entourant d’artisans, d’orfèvres, de peintres, d’enlumineurs, d’artistes locaux ou étrangers, originaires des Flandres, d’Allemagne et d’Italie.
Ce prince est ainsi reconnu comme l’un des grands amateurs d’Art, qui s’inscrit dans la tradition de la maison d’Anjou.
Il vouait également un grand intérêt pour les livres et est lui-même l’auteur de plusieurs récits, « le traité des tournois » par exemple, qui présente le déroulement d’un tournoi médiéval. Tous ses livres sont enluminés par Barthelemy d’ Eyck (mort vers 1472).
Nous ressortons de l’édifice grisés par tant de fastes !
À suivre…
Claire-Cerise
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