Virée été 2016
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Suite Art.1126
Le 16 juillet encore, après avoir quitté le château de Tarascon, nous déambulons dans la vieille et charmante ville.
Nous découvrons les maisons en pierre aux volets colorés, les cours intérieures lorsque les portes d’entrée sont entr’ouvertes, les ruelles ombragées, la rue piétonne et celle des anciennes halles.
Et puis, nous arrivons devant l’église Sainte Marthe.
L’église Sainte Marthe devient une Collégiale Royale sous le règne de Louis XIII (Collégiale Royale => église qui possédait un chapitre de chanoines au Moyen-âge qui dépendaient du roi. Ces serviteurs de l’État royal ou princier, titulaires de chapitres (doyen, prévôt) étaient très souvent investis de fonctions administratives et furent artisans de la construction de l’État à la fin du Moyen Âge).
À l'intérieur, un mariage se prépare...
La tradition rapporte que Sainte Marthe serait morte à Tarascon après avoir évangélisé la région. Ce culte prend racine autour de sa tombe et, un premier sanctuaire est érigé en son honneur au IVe siècle, par la communauté chrétienne déjà bien établie.
Dès lors, le lieu attire de nombreux fidèles venus de toute la région pour se recueillir et prier auprès des reliques de la sainte et devient ainsi un lieu de pèlerinage important et un symbole de dévotion et de culture chrétienne dans le Sud de la France.
Riche en styles, la Collégiale a su s’adapter aux différentes époques et est un véritable chef-d’œuvre d’architecture, notamment à travers son cloître et ses vitraux. Elle est également dotée de plusieurs chapelles et d’une grande crypte vers laquelle nous descendons.
Ses pierres témoignent des générations de croyants qui se sont succédé, et qui ont contribué à son évolution, tout en inscrivant leur foi dans la mémoire de la ville et de la région.
Aujourd’hui, la Collégiale Sainte-Marthe, à la fois sanctuaire et monument historique, continue d’incarner la beauté de la Foi chrétienne provençale.
Elle incarne ainsi ce que Saint Augustin appelait la “beauté ancienne, beauté toujours nouvelle”. Jolie phrase que j’emprunte pour clore ce chapitre !
Nous reprenons la route, enjambons le Rhône, déjeunons au bord d’un étang d’où nous voyons au loin, le nuage d’un incendie monter vers le ciel.
Et puis, nous arrivons à Vauvenargues, notre étape du soir.
À suivre…
Claire-Cerise
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