Virée été 2016
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Suite Art.1139
29 juillet - Le lendemain matin, nous partons faire une bonne marche de 2h30 autour du Lac de Naussac, durant laquelle nous prenons de jolies photos, alors que la lumière du soleil donne au paysage une luminosité exceptionnelle.
La promenade est idyllique et la découverte de ce lac nous laissera un tel souvenir, que nous aurons le plaisir d’y revenir quelques années plus tard, mais l’atmosphère ne sera plus du tout la même lors de cette virée d’automne 2023 (réf : Art.1000).
À l’époque où naissaient les volcans, tout atteste qu’un lac existait déjà au pied du Mont Milan dont la base baignait dans ses eaux. Il reste encore des argiles lacustres, vestiges de ce vaste lac naturel des temps préhistoriques.
Celui-ci fut comblé par des dépôts de particules solides, déplacé par les cours d'eau, les glaciers ou le vent, et s'accumulant en couches (strates) pour former, par compaction, des roches sédimentaires. Sous l'effet de la pression due à l'enfouissement, les sédiments se tassent et se cimentent pour devenir de vraies roches.
Nous avançons vers le barrage, construit dans le but de réguler le cours de la Loire en été, afin d'approvisionner en eau les centrales nucléaires situées en aval. Son côté droit s’ancre dans le Mont Milan qui domine la Vallée de Naussac et dont la crête est ceinturée de levée de terre, vestiges d’anciennes fortifications d’un oppidum gaulois.
Un mythe raconte que César vint pacifier le Mont Milan lors de la conquête des gaules. Lors de l’occupation romaine dans la vaste cuvette asséchée, des villas y furent construites. Des fouilles mirent à jour d’importants débris de poteries, des tuiles, des pièces de monnaies, les assises d’une maison avec son système de chauffage par le sol furent découvertes, ainsi que des moulures de plâtre où figuraient des fleurs et des paysages stylisés.
Rien ne changera le destin de la belle cuvette de Naussac au microclimat favorable et cultivée depuis le Moyen-âge, elle deviendra un lac. La colère des paysans sera vaine. Profitant de son potentiel, les agriculteurs en avaient fait, dès le XIXème siècle, le grenier à seigle de la contrée et il y avait deux fois plus de terres labourables que sur le reste de la Margeride (massif montagneux du Massif Central).
Mais c’est son pouvoir hydraulique qui fera disparaître la vallée sous les eaux en 1980. 1276 hectares seront expropriés, 32 exploitations agricoles disparaissent et plus de 150 personnes doivent prendre la route de l’exil.
Aujourd’hui, nous profitons de la vue sur ce lac devenu pôle essentiel pour des activités sportives et de découvertes. Pour les pêcheurs, il est classé en grand lac intérieur de montagne et offre une multitude de sites de pêche, ainsi que des chemins de randonnées tout autour.
Notre marche nous ramène vers notre Baluchon qui, de son promontoire, suit l’avancée de nos pas avec impatience, sachant le départ imminent vers le CCP de Coubon, Aire du Puy-en-Velay, à 54km de là.
À suivre…
Claire-Cerise
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